Michel Gaillot

27 avril 2007

Comment remettre ou rendre le monde au monde ? Il se peut que ce soit là ce que le monde – à la fois dans son immonde globalisé et dans le retrait de toutes ses figures de donation ou de création – nous envoie ou nous adresse comme la question ou l’enjeu même du « nous », d’un « nous » tout entier libéré à la nudité de son existence et rien qu’à elle.


D’un « nous » libéré de tous ces pères fondateurs ou créateurs et dont la liberté consisterait peut-être aussi aujourd’hui à s’émanciper de « cet immense père reconstruit géant » (Henri Michaux) qu’est devenu le global du capitalisme mondial. Un « nous » à laisser venir ou à imaginer sans autorité et sans souveraineté et sans doute alors sans « mairie » - juste rendu à sa propre venue, libre de tout père et mai(mè)re, étant à lui-même son propre espacement, du plus intime jusqu’au bout du monde…